POUR UNE VILLE FÉMINISTE
NICOLAS DARAGON, UN MAIRE QUI A MANQUÉ D’AMBITION POUR L’ÉGALITÉ FEMME-HOMME ET QUI N’A PAS TRANSFORME VALENCE EN UNE VILLE FÉMINISTE.
- Membre éphémère d’un gouvernement sans femme aux ministères régaliens… sauf quelques stéréotypes (éducation, soin, culture…), bras droit à Beauvau de Retailleau, opposant à l’inscription de l’IVG dans la Constitution
- En 2016, Wauquiez et Daragon débutent leur mandat en faisant des économies sur les droits des femmes : diminution de 30% de la subvention au Planning familial, aujourd’hui revenue à 150 000€ ; coupes dans les centres d’informations CIDFF ayant entraînés des suppressions de postes dans la Drôme, suppression de la Quinzaine de l’égalité
- Projet de supprimer les 7 centres de santé sexuelle et de réduire les financements du Planning familial et des centres sexuels hospitaliers par le Département – la droite LR au département à l’image de la droite LR à Valence ;
Face à ce bien mauvais bilan, notre collectif lance plusieurs propositions pour faire de Valence une ville féministe engagée pour l’égalité et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles !
VALENCE, CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES
- Agir par une campagne toute l’année de lutte contre le harcèlement dans les transports, présence de médiateur.trice.s dans les transports publics
- Proposer dans les centres sociaux des formations sur les mutilations sexuelles , la traite des êtres humains , des marches exploratoires
- Ouverture d’un lieu d’accompagnement des femmes victimes de violence (type « Citad’elles » à Nantes)
- Création de lieux neutres où les victimes de violences sexuelles et conjugales peuvent porter plainte hors des commissariats
VALENCE, POUR LA REPRÉSENTATION ET LE SOUTIEN AUX FEMMES
- Placer le respect et la promotion de l’égalité femme-homme comme critère dans les financements attribués et les contrats de la ville
- Soutenir les associations dans leur combat pour l’égalité et la lutte contre les violences
- Mise en place d’un Conseil pour l’égalité femme-homme, organe consultatif pour aider les élus en la matière, composé de conseillers municipaux, d’associations, de partenaires sociaux et institutionnels et de personnalités qualifiées
- Une enquête municipale auprès des femmes porteuses de projets d’entreprenariat ou dirigeantes d’entreprises pour dégager les constats et les freins sur le développement des projets de femmes
- Donner leur juste place aux femmes dans l’Histoire de Valence et tendre vers l’équilibre dans les dénominations des rues
- Favoriser les pratiques sportives mixtes entre filles et garçons (établissement de critères précis notamment mixité filles garçons dans les financements)
VALENCE, COLLECTIVITÉ FÉMINISTE QUI DONNE L’EXEMPLE
- Former 100% des agents et agents de la Ville à la lutte contre les discriminations et pour l’égalité
- Mettre en place des distributeurs de protections périodiques gratuites dans les toilettes des services publics municipaux (existe dans de nombreux lieux d’enseignements comme au collège Jean Zay en expérimentation)
- Expérimenter le congé menstruel pour les salariées de la ville (Bordeaux, politique de pointe encore peu développée et soumise à des risques contentieux)
- Soutenir les actions du planning familial
- Veiller à l’alignement des rémunérations entre femmes et homme à la ville
- Un congé parental pour les pères aussi long que celui de la mère
OUVRIR UNE MAISON DES FEMMES POUR VALENCE : POUR L’ACCÈS AUX DROITS ET A LA SANTÉ
Mettre en place un espace d’accueil, d’écoute, de soutien et d’information à la fois juridique et médical pour les
femmes dans la ville. La maison peut proposer d’une part un guichet unique d’écoute mais aussi des
permanences de soignants, de juristes, et de personnel d’écoute, ce lieu pourrait également compter des locaux
pour les associations féministes et des espaces pour les expositions et actions ponctuelles.
POUR UNE ALIMENTATION DE QUALITÉ ACCESSIBLE A TOUTES ET TOUS !
Après la 1ère proposition que notre liste a faite pour Valence – réunir une convention citoyenne municipale dès le mois d’avril 2026 sur la transition écologique dont les conclusions seront étudiées par le 1er conseil municipal de la rentrée 2026 – notre liste s’engage sur le sujet de l’alimentation : grâce à l’expérimentation de sécurité sociale de l’alimentation à Valence, nous proposons de rendre accessible à tous et toutes une alimentation durable et de qualité.
Aujourd’hui, notre système alimentaire n’assure ni une alimentation de qualité accessible, ni la soutenabilité du système agricole, ni la rémunération juste et suffisante des paysans. 8 millions de français et françaises sont dépendants de l’aide alimentaire pour se nourrir – et nous savons à Valence l’importance de l’action des associations qui se mobilisent pour les plus démunis et pour nos étudiants. De l’autre côté, 18% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté.
La Sécurité sociale de l’alimentation, c’est la possibilité de résoudre ces deux problématiques. Cela repose sur les principes bien connus de la sécurité sociale : droit universel, cotisation, gestion partenariale.
- D’abord, poser le principe d’un droit universel : celui de pouvoir accéder à une alimentation saine, en quantité suffisante pour chaque foyer quelque soit son niveau de revenu, et en garantissant une rémunération juste aux producteurs.
- Ensuite un système de cotisation : mettre en place une caisse unique pour cotiser selon ses moyens, et recevoir selon ses besoins.
- Un système géré par les citoyens, en lien direct avec les producteurs, les consommateurs, les distributeurs, et les structures d’aide alimentaire pour les plus précaires.
Une révolution par l’action, la solidarité et la dignité dans notre modèle alimentaire !
Plusieurs villes françaises – Toulouse, Montpellier, Dieulefit ont mis en place des expérimentations – avec plusieurs centaines de bénéficiaires. A Valence, des associations ont déjà commencé à tester ce système avec un marché à 3 prix (prix accessible, prix juste et prix solidaire), pour permettre à chacun de manger des produits frais, bio et locaux, et garantir un prix juste aux producteurs.
Il est temps de passer à l’échelle pour notre territoire, et nous porterons donc cette proposition pour qu’elle puisse concerner chacun et chacune à Valence.
Valence, une ville à la dérive face à la spirale de la violence
LES CHIFFRES DE LA DÉLINQUANCE MONTRENT UNE DIMINUTION GLOBALE DES INFRACTIONS MAIS UNE AUGMENTATION DE LA VIOLENCE ET DES INFRACTIONS LIÉES AUX STUPÉFIANTS.
Des événements qui ont été au cœur de l’actualité :
- Des fusillades mortelles en 2023 (7 morts dont 4 en 15 jours) et 2024 (3 morts)
- Des adolescents tabassés dans les quartiers du Plan et de Fontbarlettes en 2024
- Un jeune de 18 ans tué le 1er novembre 2024 au Polygone en lien avec le trafic de drogue
- 38 jours de présence des forces mobiles en 2024
Selon le Préfet et le Procureur, en 2024, cette tendance se poursuit :
- En 2021-2024 moins de violences urbaines mais plus d’atteintes par des mineurs
- Chez les mineurs, une baisse de la délinquance mais une hausse de la violence
POURQUOI ?
Aux commandes, Nicolas Daragon est le premier artisan de la misère sur laquelle s’est installée la délinquance :
- Le département a divisé par deux les postes dans la prévention spécialisée en 2016
- A Valence, le nombre d’éducateurs spécialisés a baissé de 40% depuis l’arrivée de Daragon avec 6 éducateurs et 1 chef de service aujourd’hui
- Baisse des subventions aux associations qui font la vie locale
- Dans des quartiers comme Fontbarlette, la fin de la vie locale et fait prospérer la délinquance
- Fin de Valence Plages à Fontbarlette en 2014 (réorganisé autour des piscines municipales)
- Fermeture de la Piscine Tournesol en 2015-2016 (suite à des dégradations)
- Remplacement par un centre aqualudique sur le bord du Rhône à 32€80 pour une famille en été
- Fin du feu d’artifice à Fontbarlettes déplacé au centre
PRÉVENIR – PROTÉGER – RÉPONDRE : TROIS RÉPONSES POUR ENGAGER LA DÉSESCALADE ET ASSURER LA TRANQUILLITÉ DE TOUS
POLICE MUNICIPALE ARMÉE ET VIDÉOSURVEILLANCE : DEUX PILIERS BANALISES DE LA SÉCURITÉ MUNICIPALE
Les communes ont un rôle historique avec une progression du rôle des polices municipales sur les deux dernières décennies. La Police Municipale a pour compétence partagée avec la Police Nationale : la tranquillité publique, la sécurité routière et la protection des personnes, des biens et bâtiments. Ils agissent particulièrement sur le stationnement, le bruit, l’urbanisme, les marchés et le flagrant délit. Deux évolutions de fond sont visibles :
- L’armement de la police se généralise en France (Bordeaux en 2025). La police à Valence est armée depuis 2004. Elle est équipée également de LBD, tasers, lacrymogènes.
- La vidéo-surveillance – dont l’utilité pour diminuer la délinquance peine à être démontrée – s’est banalisée. Elle permet la surveillance en temps réel et utilisation a posteriori sur réquisition judiciaire. Créée en 2007 à Valence pour la circulation, elle s’est étendue avec 260 caméras prévues et 17 agents au centre de supervision urbain.
PRÉVENIR LES VIOLENCES, ENGAGER LA DÉSESCALADE, RECRÉER DU LIEN
- Améliorer le lien police-population par la mise en place d’actions de sensibilisations, d’interventions scolaires et l’organisation d’une semaine de la prévention des jeunes (festivités, activités avec les associations de policiers, sécurité routière, etc.) dans les quartiers [Marseille, Lyon, Venissieux]
- Développer des campagnes de lutte contre la délinquance, le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles dans l’espace public et notamment les transports [Lyon, commun]
DÉVELOPPER UNE PRÉSENCE PUBLIQUE POSITIVE ET FAIRE REVIVRE LES QUARTIERS [MARSEILLE, RENNES, LYON, ETC.]
Faire renaître la prévention et la médiation du quotidien en redéployant des médiateurs/éducateurs dans les quartiers de la ville avec un triple rôle :
- Prévention des conflits par une présence et une connaissance du territoire
- Assurer une médiation face aux conflits (de voisinage, entre jeunes…)
- Proposer de l’information et de l’accès au droit pour les habitants
Mettre en place des activités pour redynamiser les quartiers abandonnés à la misère :
- Activités durant les vacances dans les quartiers
Chantiers d’été et jobs saisonniers pour faire vivre les quartiers et donner une première expérience.
PROTÉGER LES PLUS VULNÉRABLES, ASSOCIER LES VALENTINOIS
- Engager une grande concertation sur l’insécurité avec des ateliers et une enquête auprès de la population afin de cibler des axes d’action et associer la population [Rennes, Vénissieux] et mettre en place un observatoire de la tranquillité [Lyon]
- Développer les transports publics de nuit avec une descente à la demande [Lyon, Rennes, etc.]
- Faciliter la prise en charge des victimes par les agents municipaux en lien avec les associations d’aides aux victimes [Lyon] et mettre en place des marches exploratoires de femmes pour lutter contre l’insécurité dans les transports et mieux cibler les actions [Lyon]
- Renforcer l’accès aux droits par des espaces à destination de la population (Créer une Maison de la Justice et du Droit ou créer une Maison de la Tranquillité Publique comme à Rennes)
- Mettre en place une unité de proximité (mobile ou fixe) de la Police Municipale hors du Centre [Bordeaux]
- Expérimenter la création d’une brigade de police municipale anti-incivilités [Rennes, Bordeaux]
RÉPONDRE A LA DÉLINQUANCE PAR DES SOLUTIONS RAPIDES, ADAPTÉES, EFFICACES ET DE RESPONSABILITÉ
- Développer une politique d’accueil des Travaux d’intérêts généraux pour associer les délinquants à la réparation en lien avec la PJJ [Lyon] permettant également d’obtenir une expérience professionnelle
- Expérimenter la mise en place des rappels à la loi dans le cadre d’une convention Mairie-Justice (les jeunes auteurs de petites infractions et leurs parents sont convoqués sous 15 jours devant un délégué du procureur et un adjoint du maire pour un rappel à l’ordre avec éventuellement des TIG/stages voire une amende versée à une association d’aide aux victimes) [Expérimentation 8e arrondissement de Lyon, Vénissieux, Rennes, Villeurbanne, etc]
- Développer les relations avec les bailleurs sociaux pour lutter contre les délits (ex : enlèvement des deux-roues impliqués dans les rodéos urbains ou stationnés illégalement) [Rennes]
Pour une ville où l’on grandit et s’émancipe
SOUS NICOLAS DARAGON, UNE ÉCOLE OUBLIÉE, ENTRE SOUS-INVESTISSEMENT ET COMMUNICATION
Un manque d’ambition sur les compétences scolaires de la Ville
➔ Malgré les compétences importantes des communes sur les écoles maternelles et élémentaires (bâtiments, restauration scolaire, périscolaire, agents techniques), Nicolas Daragon a mené une politique sans vision éducative globale.
➔ Les politiques périscolaires manquent de moyens : encadrement insuffisant, activités limitées. Dans d’autres villes, des Projets Éducatifs de territoire (PEDT) ambitieux permettent pourtant une véritable coordination
➔ La Ville reste passive face à l’évolution des besoins éducatifs : pas de coordination forte avec les associations, les centres sociaux ou les structures culturelles locales pour faire vivre une école ouverte sur son quartier.
En somme, la carte scolaire actuelle ne favorise plus assez la mixité sociale. Aujourd’hui, on trouve un nombre important d’enfants qui ne fréquentent pas l’école de leur quartier.
UNE ÉCOLOGIE DE FAÇADE DANS LES ÉCOLES
À l’heure du réchauffement climatique, la végétalisation des cours d’écoles reste anecdotique à Valence. Or, dans d’autres villes, elle est devenue un levier essentiel pour lutter contre les îlots de chaleur.
➔ Les bâtiments scolaires restent énergivores et souvent vétustes. Aucun plan massif de rénovation thermique n’a été engagé depuis 2014.
➔ L’école n’est pas pensée comme un lieu de transition écologique.
Valence demain, ville éducatrice et engagée pour ses enfants.
UNE VILLE QUI INVESTIT DANS LES ÉCOLES PUBLIQUES
⇒ organiser des assises de l’éducation afin d’écrire un Projet Éducatif de Territoire (PEDT), cela ouvrirait aux financements de l’Etat pour les écoles valentinoises
➔ Révision des projets de construction pour intégrer la sobriété énergétique et la qualité de vie des élèves. (exemples de Grenoble, Lyon)
➔ Végétalisation de 100% des cours d’école et réaménagement inclusif de celles-ci pendant le mandat (Paris, Bordeaux) : sols perméables, ombrage, nature en ville.
➔ Rénovation des écoles et cours d’écoles en co construction avec les équipes
➔ Accompagnement des écoles volontaires pour créer jardins pédagogiques ou poulaillers, en lien avec les jardins collectifs.
➔ Création d’un service « factotum » capable d’intervenir rapidement sur les problèmes techniques.
➔ Développer des « rues des enfants » devant les écoles pour sécuriser les abords et encourager les mobilités douces.
VALENCE, COLLECTIVITÉ FÉMINISTE QUI DONNE L’EXEMPLE
- Former 100% des agents et agents de la Ville à la lutte contre les discriminations et pour l’égalité
- Mettre en place des distributeurs de protections périodiques gratuites dans les toilettes des services publics municipaux (existe dans de nombreux lieux d’enseignements comme au collège Jean Zay en expérimentation)
- Expérimenter le congé menstruel pour les salariées de la ville (Bordeaux, politique de pointe encore peu développée et soumise à des risques contentieux)
- Soutenir les actions du planning familial
- Veiller à l’alignement des rémunérations entre femmes et homme à la ville
- Un congé parental pour les pères aussi long que celui de la mère
DES TEMPS PÉRISCOLAIRES DE QUALITÉ POUR TOUS LES ENFANTS
➔ Revalorisation des animateur·ices périscolaires et formation continue.
➔ Projet éducatif territorial co-construit avec enseignants, parents, associations et centres sociaux.
➔ Activités éducatives gratuites et diversifiées (artistiques, sportives, numériques, écologiques).
➔ mise à disposition des moniteurs sportifs municipaux
➔ développer des temps et des espaces pour « l’Ecole dehors »
➔ repenser la restauration scolaire avec des menus flexitariens avec des produits bio et locaux
UNE ÉCOLE OUVERTE ET SOLIDAIRE
➔ Distribution gratuite et universelle de petits-déjeuners dans les écoles élémentaires (expérience menée à Villeurbanne).
➔ Création de postes de médiateurs et d’éducateurs dans les écoles de quartiers prioritaires pour lutter contre le décrochage et favoriser le lien avec les familles.
➔ Déploiement d’un plan lecture : mini-bibliothèques dans les écoles, lien renforcé avec les médiathèques municipales.
➔ mise en place d’une école des parents pour renforcer les liens éducatifs et favoriser la co-éducation